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A la Une de LFM

 

Les comités de grèves doivent aboutir au pouvoir des travailleurs

 

Généralement dans une révolution, des structures se mettent en place au cours des évènements. Des comités d’auto-défense de quartier, des comités de grèves et des comités régionaux et une structure nationale. Ces organes révolutionnaires sont là pour pallier à la vacance du pouvoir local dans certains cas mais les structures révolutionnaires concurrencent le pouvoir de l’Etat bourgeois et dans les entreprises elles coordonnent la grève.

 

Ces structures issues de la mobilisation des travailleurs entrent inévitablement en conflit avec le pouvoir officiel, l’Etat. Celui-ci ne peut tolérer un pouvoir indépendant de ses propres forces et qui le contraint par ses revendications sociales et démocratiques. Pendant une révolution, le pouvoir réel appartient à la fois à la bourgeoisie qui soutient par tous les moyens son Etat et d’autre part les structures issues du mouvement des travailleurs en général, donc aussi des chômeurs et des paysans pauvres. L’Etat est ébranlé.

 

La situation est transitoire. Soit l’Etat reprend une hégémonie quasi-totale sur la société, qu’il reprend le terrain que la révolution lui a arraché, soit les comités de grèves, comités de quartiers et comités locaux se structurent et aboutissent au pouvoir des travailleurs.

 

La perspective du pouvoir des travailleurs pour la révolution qui se déroule jour après jour, comme en Tunisie ou en Egypte, est en réalité la seule valable pour que les choses ne redeviennent pas comme avant ou empirent.

 

Par les liens qu’ont les bureaucraties des partis réformistes et des syndicats conciliateurs avec le pouvoir d’Etat, la révolution n’aboutira pas sans que les révolutionnaires authentiques portent leur propre drapeau réuni dans un parti pour défendre la perspective du pouvoir des travailleurs et combattre toutes les tentatives de conciliation avec la bourgeoisie et son instrument de domination.10/03/2013

 


Révolution en Tunisie

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Pour la lutte des travailleurs contre l’offensive du capitalisme

A bas le capitalisme !

 Le principal reproche que font les capitalistes au gouvernement actuel est le rythme des attaques contre les travailleurs. Un budget de rigueur « historique », des licenciements dans l’industrie, des attaques contre les fonctionnaires ne suffisent pas à la classe bourgeoise. Les travailleurs devraient travailler plus et plus longtemps pour « alléger le coût du travail ».

En comparant avec l’Espagne, le Portugal ou la Grèce, les travailleurs gardent leur emploi contre des concessions énormes. La pression du chômage sur les travailleurs, qui atteint 25% en Espagne, permet aux capitalistes de baisser les salaires, de détruire les conquêtes sociales contre un sursis dans l’emploi.

En appliquant une offensive contre les travailleurs, les capitalistes augmentent l’exploitation. La hausse de la rentabilité des capitaux, la « compétitivité » détruisent les conditions de travail et les conquêtes sociales.

La crise est payée par les travailleurs. Les actionnaires, les grands patrons et les banquiers continuent d’engranger des revenus très élevés. L’enrichissement de la minorité capitaliste dépend du niveau d’exploitation qu’elle impose à la classe ouvrière. Aucun « intérêt commun » ou « intérêt de la France » ne peut imposer aux travailleurs de renoncer à leurs intérêts de classe pour que les capitalistes puissent prospérer.

 La riposte des travailleurs est nécessaire contre les attaques du gouvernement en cours et à venir. Dans ce mouvement de lutte pour les travailleurs et leurs conditions de vie, la dénonciation du capitalisme doit s’exprimer.

Contre toutes les dégradations des conditions de travail et de vie

Hausse des salaires, des pensions de retraites et des minimas sociaux

Répartition du travail entre tous les travailleurs au chômage ou travaillant

Interdiction des licenciements

Expropriation des grandes entreprises sous le contrôle des travailleurs

Planification de la production en fonction des besoins de la population et non plus des profits des capitalistes

Pour le socialisme !

02/11/12

 

 

Révolution en Tunisie : combattre deux idées reçues

 

1) La révolution n’est qu’une révolte spontanée
Annoncée par les grèves de 2008 à Gafsa, capitale industrielle de la Tunisie, la révolution s’inscrit dans un processus de luttes réprimées par la violence. 
La dégradation des conditions de vie des travailleurs, des paysans, des jeunes et des chômeurs, la hausse des produits de première nécessité, la baisse de la production dans les secteurs clés rendaient la vie difficile. Ce sont des causes directes du mouvement qui ne peut être seulement spontané.
Par ses objectifs, il s’agit bien d’une révolution. Ce mouvement a des aspirations sociales et démocratiques : l’amélioration des conditions de vie, les libertés, contre la répression des grèves et des organisations politiques d’opposition, et qui a combattu le régime capitaliste et pro-impérialiste. Soutenu par les impérialistes français en particulier, le régime du RCD garantissait l’exploitation directe de dizaines de milliers des travailleurs tunisiens par les compagnies françaises, accordait des contrats avantageux et des privilèges personnels aux capitalistes, combattait les islamistes et les organisations ouvrières soit en les intégrant à l’appareil d’Etat par la corruption soit en les écrasant par une répression féroce. La révolution a dénoncée le pillage du pays et a combattu la répression.

2) La révolution a amené les islamistes au pouvoir
Les islamistes sont absents de la première phase de la révolution.
La collaboration entre les organisations ouvrières et les partis islamistes par le biais d’alliances, de « Fronts » a été néfaste. Jamais elles n’ont eut de position intransigeante contre les islamistes.
D’autre part, l’islamisme modéré trouve ses soutiens dans la bourgeoisie tunisienne et dans la bourgeoisie impérialiste comme garantie du retour à l’ordre et de la continuité de l’exploitation capitaliste en Tunisie. Le programme économique d’Ehnnada repose sur l’économie de marché et la dépendance envers l’impérialisme. 
L’islamisme c’est la contre-révolution. 

29/10/12

La contre-révolution en Egypte et en Tunisie

La révolution qui a déferlée en Tunisie et en Egypte a laissé la place aux forces de la contre-révolution. En Egypte et en Tunisie les islamistes ont remportés les élections et sont au pouvoir et l’armée continue de réprimer les manifestations.

Si les organisations ouvrières n’ont pu accomplir leur programme démocratique et social, ce n’est pas la faute des travailleurs et de la jeunesse qui ont combattu avec courage. La perspective de réformer le régime en instaurant une « république démocratique et sociale» ne correspond pas au cours des évènements révolutionnaires. La lutte des travailleurs s’opposait dès le début à la bourgeoisie et à son régime par ses revendications démocratiques et sociales. Mais en laissant les généraux et les bourgeois au pouvoir, sans programme de renversement du capitalisme dans le court terme, les organisations qui auraient du jouer ce rôle, les organisations ouvrières, ont laissé les mains libres aux contre-révolutionnaires. Après la période de début de la révolution dont ils étaient absents, les islamistes et les démocrates bourgeois ont eut assez de temps pour s’organiser et prendre en main une partie de la population. Quand les élections se sont déroulées les partis islamistes avaient le soutien de la petite bourgeoisie et de la bourgeoisie qui souhaitent le rétablissement de l’ordre et de pouvoir continuer leurs affaires normalement.

L’unité avec des démocrates bourgeois et des courants islamistes n’a pas servi la lutte des travailleurs et de la jeunesse. Les « Fronts » de toute l’opposition ont abouti à un programme de réformes et conciliateur avec le régime des militaires.

La révolution en Egypte et en Tunisie aurait pu renverser le capitalisme si un parti réellement communiste et bien implanté chez les travailleurs existait. La montée des islamistes est une conséquence de l’impasse dans laquelle les partis qui optaient pour des réformes ont mit la révolution. 03/05/12

 

L’Espagne et la crise capitaliste

 Après la Grèce, l’Espagne est le prochain pays en Europe à inquiéter les capitalistes. Le secteur bancaire détient des valeurs financières douteuses, le PIB est en baisse et l’économie est ravagée par le chômage (25% de la population active). Aucun secteur important de l’économie (bâtiment, automobile, tourisme) ne permet aux capitaux de faire des profits suffisants.

Si la crise en Espagne était aussi grave qu’en Grèce, les conséquences pourraient être beaucoup plus difficiles pour la bourgeoisie en Europe à cause de l’importance de l’économie espagnole dans l’Union européenne (4ème économie d’Europe).

Les mesures du gouvernement espagnol contre le niveau de vie des travailleurs et la jeunesse en attaquant la santé et l’éducation ont pour but de soutenir les capitalistes dans la crise.

 L’Espagne risque la « faillite » comme la Grèce. La Grèce a été « sauvée » par une violente austérité pour les travailleurs et la jeunesse, par les aides de l’union européenne et du FMI et aussi par une annulation partielle de la dette grecque qu’a concédée une partie de la bourgeoisie en Europe.

 Les travailleurs et la jeunesse doivent combattre les mesures d’austérité qui permettent aux capitalistes de prospérer à leur dépends. Le capitalisme qui n’offre que le chômage et l’austérité à la population doit être renversé. 30/04/12


Le capitalisme risque t-il la faillite ?

La crise du capitalisme est indéniable : les bourses ont chuté depuis 2007, une partie du capital financier a été détruit par la crise financière (peut-être 3000 milliards de dollars de valeurs financières) les Etats qui ont sauvés les banques sont endettés au-delà des limites qu’ils s’étaient fixés avant la crise. Mais comment comprendre la bonne santé des groupes capitalistes ou plutôt le maintien des profits des grands capitalistes ? La spirale de l’endettement risque t’elle de détruire le capitalisme lui-même ?

Pour mesurer la santé du capitalisme et juger si ce mode de production peut disparaître de lui-même, on peut considérer soit ses effets sur la société, soit le taux et la quantité de profits qu’il génère. Loin de s’exclure ces deux visions sont liées fortement. Si le capitalisme repose avant tout sur le profit privé, ce mode de production a des effets de plus en plus néfastes pour le prolétariat. Le maintien et même la hausse des profits a pour conséquence un appauvrissement de la majorité. Le profit de la minorité capitaliste travaille contre le bien-être du prolétariat. En conséquence le capitalisme peut relever la tête c'est-à-dire que les capitalistes font des profits conséquents, que le capital continu à augmenter…tout en appauvrissant ou en opprimant sauvagement les travailleurs. C’est même en temps de crise une condition de sa « bonne » santé.

Si en Grèce le défaut de paiement de l’Etat faisait craindre une contagion à la zone euro les capitalistes et les économistes à leur solde ont fait deux choses : faire payer la crise aux travailleurs grecs (et aussi aux travailleurs européens) et fait une croix sur des prêts que la Grèce était incapable de rembourser, la « faillite » partielle de la Grèce. Mais les pertes ont été en grande partie prises en charge par les Etats de l’Union Européenne.

La régression sociale en cours dans le monde pour les travailleurs offre aux capitalistes d’amples profits et un possible redémarrage de l’accumulation à grande échelle. Les travailleurs ne peuvent accepter que les capitalistes prospèrent et qu’eux se serrent de plus en plus la ceinture. 17/03/2012

 

 

Pour le prochain mouvement, sur quelles bases faire l’unité ?

Les élections présidentielles n’apporteront aucune amélioration ou dynamique chez les travailleurs. Le PS s’il est élu mènera la même politique que l’UMP pour tenter de résoudre la crise économique : faire payer la crise aux travailleurs. Reste la seule alternative possible, gagner le prochain mouvement en imposant les revendications des travailleurs, en combattant les effets de la crise sur les travailleurs.

La stratégie des bureaucraties syndicales dans les mouvements de 2003 à 2010 (au moins) a été d’organiser un « débat » et des journées d’action impuissants. Cette ligne conciliatrice -dans tous ses aspects- sans soutien aux secteurs qui osaient se mettre en grève reconductible a permis à Sarkozy de faire voter sa loi contre les retraites.

Des initiatives ont pourtant vu le jour pendant le mouvement de 2010 qui étaient des tentatives de s’organiser parallèlement aux directions syndicales conciliatrices, et par nature unitaire donc rassemblant plusieurs courants politiques et syndicaux.

Sur quelle base faire l’unité ?

La plus classique des formes d’unité est, en dehors de l’intersyndicale elle-même, les collectifs unitaires, rassemblant NPA, FdG, PCF, POI et autres aboutissant à soutenir, en dernière analyse, les dirigeants syndicaux par une critique plus que molle de la stratégie.

La forme nouvelle d’organisation, ou tentative d’organisation, est l’Assemblée Générale Interpro qui procède comme une structure informelle, type mouvement des Indignés. Sans prendre en compte les acquis du mouvement ouvrier, cette structure est impuissante et n’est en rien une perspective réaliste pour le mouvement en entier.

D’autres initiatives sont parties de petits groupes vers la classe ouvrière. Cependant il n’était pas question de faire l’unité avec d’autres courants.

Faire l’unité à tout prix ou pas d’unité du tout ?

Dans un mouvement « l’unité fait la force » mais conserver l’unité avec des éléments réactionnaires est une traîtrise.

L’analyse objective de la stratégie à mener dans le mouvement doit servir de base à l’unité. Par exemple en 2010 avec 2.5 millions de manifestants à chaque fois, la grève générale était un mot d’ordre indispensable avec le retour aux 37.5 annuités et le départ à 60 ans.

L’unité sur une base moins offensive revient à accompagner la défaite du mouvement.

Mais l’unité n’est pas indispensable pour quelques courants qui pensent pouvoir organiser dans leur propre structure une partie du mouvement et sans réussir à toucher une partie significative de la classe ouvrière.

L’unité sur une base correcte et visible dans les mouvements, me parait indispensable. D’autre part, la structure du mouvement en comités de grève impulsés par les partisans de la grève générale est une condition de la victoire du mouvement.28/01/12

 

 

Le déclin de l’industrie française et le protectionnisme

Le déclin industriel de la France est un thème commun des candidats de l’élection présidentielle. Du « made in France » au patriotisme économique et au protectionnisme, les partis bourgeois et réformistes tentent de lier les travailleurs aux intérêts de la bourgeoisie.

Les fermetures d’usines qui se produisent depuis les années 70, ont appauvrit des régions entières au bénéfice des industriels qui souvent délocalisent dans des pays où la main d’œuvre est plus rentable. Le déclin industriel de la France a permis d’accumuler des bénéfices supplémentaires à la grande bourgeoisie.

Mais la crise économique ravive le sentiment nationaliste dans les couches bourgeoises et petites bourgeoises. Le déclin du capitalisme français, accru par la crise économique, engendre en particulier des discours antiallemands et le regain du protectionnisme (FN, UMP, MODEM, PS, PG, PCF). Le protectionnisme aux frontières de l’Europe du PS et de l’UMP ou le protectionnisme aux frontières de la France du FN marque la volonté d’endiguer le déclin économique de la France.

Le protectionnisme ne permettra pourtant pas aux travailleurs d’avoir de meilleures conditions d’existence et ne créera probablement pas d’emplois. Le « patriotisme économique » créé le terrain de la collaboration de classe (entre la bourgeoisie nationaliste et les organisations des travailleurs) et fait un boulevard au fascisme.30/12/2011

 

 

 

PS et réforme des retraites

Pendant le mouvement de 2010 contre la réforme des retraites, le PS ne s’était pas prononcé clairement contre le recul de l’âge légal de départ en retraite et l’allongement de la durée de cotisation. Les dirigeants du PS n’ont pas engagé leur parti dans le mouvement.

Aujourd’hui, le PS en campagne déclare qu’il maintiendra la principale réforme du gouvernement Sarkozy. La crise que font payer les gouvernements aux travailleurs aux Etats-Unis, en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Grande Bretagne, en Italie… est aussi payée par les travailleurs en France notamment par la réforme des retraites de 2010. Le seul parti d’opposition qui brigue le pouvoir maintiendra cette mesure rétrograde pour les travailleurs et mènera lui aussi des réformes pro-capitalistes.

L’opposition actuelle mènera la même politique pour résoudre la crise économique que le gouvernement Sarkozy. La seule façon de maintenir les acquis sociaux et de faire annuler la réforme des retraites est de se mobiliser.15/12/2011

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